{"id":201,"date":"2025-06-06T14:58:06","date_gmt":"2025-06-06T12:58:06","guid":{"rendered":"https:\/\/kos-avocats.fr\/ameliecoeurbattantcorpspatient\/?p=201"},"modified":"2025-06-06T15:22:34","modified_gmt":"2025-06-06T13:22:34","slug":"quand-la-maladie-vous-freine-et-vous-montre-un-autre-chemin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kos-avocats.fr\/ameliecoeurbattantcorpspatient\/2025\/06\/06\/quand-la-maladie-vous-freine-et-vous-montre-un-autre-chemin\/","title":{"rendered":"Quand la maladie vous freine\u2026 et vous montre un autre chemin"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Avant la maladie : tout pour le travail, rien pour soi<\/h3>\n\n\n\n<p>Avant la maladie, ma vie ressemblait \u00e0 celle de beaucoup d&rsquo;autres. Une vie dense, rythm\u00e9e, occup\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re minute par le travail. J&rsquo;\u00e9tais pleinement engag\u00e9e dans mon m\u00e9tier d&rsquo;avocate, souvent happ\u00e9e par l&rsquo;urgence des dossiers, par la charge mentale, par l&rsquo;envie \u2014 aussi \u2014 de trop bien faire. Je me disais comme tant d&rsquo;autres, \u00e0 propos d&rsquo;envies personnelles : je ferai \u00e7a plus tard, quand j&rsquo;aurai le temps. Mais ce temps-l\u00e0, je ne le prenais jamais.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La maladie, un bouleversement\u2026 et une ouverture inattendue<\/h3>\n\n\n\n<p>Puis la maladie est arriv\u00e9e. Elle a pos\u00e9 sa main lourde sur mes journ\u00e9es, sur mon corps, sur ma trajectoire. Elle a impos\u00e9 un ralentissement brutal, sans n\u00e9gociation possible. Ce que je prenais pour acquis \u2014 mon \u00e9nergie, mon autonomie, ma capacit\u00e9 \u00e0 courir apr\u00e8s le temps \u2014 m&rsquo;a soudainement \u00e9chapp\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le divertissement, un alli\u00e9 vital<\/h3>\n\n\n\n<p>Et c&rsquo;est l\u00e0 que le mot divertissement a pris un sens que je n&rsquo;avais jamais vraiment saisi avant. Quand on est malade, ce n&rsquo;est plus seulement une question de \u00ab loisir \u00bb ou de \u00ab passer le temps \u00bb. Se divertir devient vital.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne s&rsquo;agit pas de combler un vide, mais de r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;usure. R\u00e9sister \u00e0 la douleur, \u00e0 la fatigue, aux angoisses pour l&rsquo;avenir, \u00e0 l&rsquo;ennui parfois pesant des jours o\u00f9 l&rsquo;on ne peut pas faire ce que l&rsquo;on voudrait. Le divertissement devient une forme d&rsquo;\u00e9quilibre et parfois m\u00eame de survie int\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9sister \u00e0 la sensation de ne plus \u00eatre que malade.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Red\u00e9couvrir des activit\u00e9s oubli\u00e9es<\/h3>\n\n\n\n<p>Petit \u00e0 petit, j&rsquo;ai red\u00e9couvert des activit\u00e9s que je laissais de c\u00f4t\u00e9 depuis des ann\u00e9es : la cuisine, la peinture, le dessin, l&rsquo;\u00e9criture, la lecture. Des occupations qui me font oublier, un instant, que je suis malade. Des activit\u00e9s que je n\u00e9gligeais autrefois, trop happ\u00e9e par le travail.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\ud83c\udf72 La cuisine<\/h4>\n\n\n\n<p>La cuisine est devenue un temps de \u00ab\u00a0respiration\u00a0\u00bb en journ\u00e9e. Pas forc\u00e9ment gastronomique, mais cr\u00e9ative, r\u00e9confortante, tourn\u00e9e vers le plaisir et le partage. Il y a quelque chose de profond\u00e9ment r\u00e9parateur et gratifiant \u00e0 transformer quelques ingr\u00e9dients en quelque chose de beau et de bon pour soi et\/ou pour l&rsquo;autre\/les autres.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\ud83c\udfa8 La peinture et le dessin<\/h4>\n\n\n\n<p>La peinture et le dessin, eux, m&rsquo;offrent un espace sans attente, sans performance. Juste un endroit sans jugement o\u00f9 les gestes peuvent s&rsquo;exprimer librement, o\u00f9 le temps semble suspendu, o\u00f9 la fatigue et la douleur s&rsquo;\u00e9loignent un peu&#8230;<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\ud83d\udcda L&rsquo;\u00e9criture et la lecture<\/h4>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9criture et la lecture sont rest\u00e9es mes alli\u00e9es fid\u00e8les. Lire m&rsquo;ouvre d&rsquo;autres mondes quand le r\u00e9el devient trop lourd. \u00c9crire me permet d&rsquo;all\u00e9ger le fardeau, de poser les \u00e9motions, d&rsquo;en faire parfois quelque chose d&rsquo;utile pour moi (en prenant du recul) et de partage pour d&rsquo;autres.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\ud83c\udfb5 La musique<\/h4>\n\n\n\n<p>Je tente aussi, doucement, de me r\u00e9approprier la musique. J&rsquo;essaie de lib\u00e9rer du temps pour me remettre au piano. Ce n&rsquo;est pas simple, entre la fatigue, l&rsquo;agenda m\u00e9dical et professionnel, mais j&rsquo;en ressens le besoin. Rejouer, m\u00eame quelques minutes, me permettrait de retrouver ce rapport apaisant \u00e0 la musique que j&rsquo;avais laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9&#8230;retrouver ce geste familier, ces notes qui apaisent, ce plaisir simple de jouer quelques notes pour soi.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;aimerais aussi reprendre le violoncelle, un instrument que j&rsquo;aime profond\u00e9ment. Mais ce n&rsquo;est plus possible. Les douleurs articulaires et musculaires sont devenues trop envahissantes pour cet instrument exigeant. Ce renoncement m&rsquo;a co\u00fbt\u00e9. Il a fallu l&rsquo;accepter. Et dans ce deuil-l\u00e0, j&rsquo;ai aussi appris \u00e0 chercher la musique ailleurs, autrement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00ab\u00a0Recycler\u00a0\u00bb les \u00e9motions pour mieux tenir<\/h3>\n\n\n\n<p>Il y a aussi, dans ce chemin, une n\u00e9cessit\u00e9 plus intime, presque silencieuse : celle de \u00ab\u00a0recycler\u00a0\u00bb les \u00e9motions. Dans ma profession, d\u00e9fendre les malades, leurs proches, porter les larmes et les douleurs de tant d&rsquo;histoires humaines laisse des traces. Cela demande beaucoup de ressources, que la maladie a parfois bien entam\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors ces moments cr\u00e9atifs sont devenus plus qu&rsquo;un refuge : ils sont devenus vitaux. Ce sont mes sas de d\u00e9compression, mes exutoires. Ils me permettent de ne pas laisser s&rsquo;accumuler en silence tout ce qui me traverse.<\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9er, lire, \u00e9crire, m\u00eame cuisiner, sont devenus mes propres espaces de recyclage \u00e9motionnel, mes fa\u00e7ons de continuer \u00e0 tenir debout et d&rsquo;accompagner les autres sans me perdre moi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ce n&rsquo;est pas du temps perdu<\/h3>\n\n\n\n<p>Ces activit\u00e9s ne sont pas des rem\u00e8des miracles. Elles ne gu\u00e9rissent pas. Mais elles font partie de l&rsquo;\u00e9quilibre fragile qui me permet de continuer \u00e0 avancer, \u00e0 tenir, \u00e0 me sentir vivante.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n&rsquo;aurais jamais pris ce temps avant d&rsquo;\u00eatre malade. Je croyais toujours que j&rsquo;avais mieux \u00e0 faire. Aujourd&rsquo;hui, je sais que ce temps-l\u00e0 est pr\u00e9cieux, qu&rsquo;il n&rsquo;est ni perdu ni accessoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand la maladie vous oblige \u00e0 ralentir, elle vous offre aussi la possibilit\u00e9 de faire autrement. D&rsquo;accorder de la valeur \u00e0 ce qui, auparavant, passait au second plan.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un message d&rsquo;espoir<\/h3>\n\n\n\n<p>Et si j&rsquo;en parle ici, ce n&rsquo;est pas pour faire l&rsquo;\u00e9loge du loisir, mais pour dire \u00e0 ceux et celles qui traversent la maladie qu&rsquo;ils peuvent se donner LA permission. La permission, sans culpabilit\u00e9, de s&rsquo;\u00e9vader, de cr\u00e9er, de se distraire, m\u00eame sans but, m\u00eame sans performance. Parce que ce n&rsquo;est pas du temps perdu. C&rsquo;est du temps pour soi et donc pour les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand on ne peut plus courir apr\u00e8s le temps, on apprend parfois \u00e0 en faire quelque chose de beau.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u2728 Activit\u00e9s apaisantes \u00e0 red\u00e9couvrir<\/h3>\n\n\n\n<p>\ud83d\udc49 Quelques suggestions pour se reconnecter \u00e0 soi-m\u00eame malgr\u00e9 la maladie :<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>La cuisine cr\u00e9ative<\/em><\/strong>\u2192 Pr\u00e9parer des plats simples mais r\u00e9confortants, se laisser guider par l&rsquo;intuition plut\u00f4t que par des recettes complexes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Le dessin ou la peinture intuitive<\/em><\/strong>\u2192 Sans objectif de r\u00e9sultat, simplement pour le plaisir des couleurs et du geste.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>L&rsquo;\u00e9criture libre<\/em><\/strong>\u2192 Journal intime, po\u00e9sie, ou simplement noter ses pens\u00e9es pour les accueillir et les transformer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>La lecture immersive<\/em><\/strong>\u2192 Romans, essais, biographies&#8230; voyager par les mots quand le corps ne peut plus se d\u00e9placer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>L&rsquo;\u00e9coute musicale profonde<\/em><\/strong>\u2192 Red\u00e9couvrir des \u0153uvres aim\u00e9es ou explorer de nouveaux horizons sonores qui apaisent l&rsquo;esprit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant la maladie : tout pour le travail, rien pour soi Avant la maladie, ma vie ressemblait \u00e0 celle de beaucoup d&rsquo;autres. Une vie dense, rythm\u00e9e, occup\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re minute par le travail. J&rsquo;\u00e9tais pleinement engag\u00e9e dans mon m\u00e9tier d&rsquo;avocate, souvent happ\u00e9e par l&rsquo;urgence des dossiers, par la charge mentale, par l&rsquo;envie \u2014 aussi \u2014 de trop bien faire. Je me disais comme tant d&rsquo;autres, \u00e0 propos d&rsquo;envies personnelles : je ferai \u00e7a plus tard, quand j&rsquo;aurai le temps. Mais ce temps-l\u00e0, je ne le prenais jamais. La maladie, un bouleversement\u2026 et une ouverture inattendue Puis la maladie est arriv\u00e9e. Elle a pos\u00e9 sa main lourde sur mes journ\u00e9es, sur mon corps, sur ma trajectoire. Elle a impos\u00e9 un ralentissement brutal, sans n\u00e9gociation possible. Ce que je prenais pour acquis \u2014 mon \u00e9nergie, mon autonomie, ma capacit\u00e9 \u00e0 courir apr\u00e8s le temps \u2014 m&rsquo;a soudainement \u00e9chapp\u00e9. Le divertissement, un alli\u00e9 vital Et c&rsquo;est l\u00e0 que le mot divertissement a pris un sens que je n&rsquo;avais jamais vraiment saisi avant. Quand on est malade, ce n&rsquo;est plus seulement une question de \u00ab loisir \u00bb ou de \u00ab passer le temps \u00bb. Se divertir devient vital. Il ne s&rsquo;agit pas de combler un vide, mais de r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;usure. R\u00e9sister \u00e0 la douleur, \u00e0 la fatigue, aux angoisses pour l&rsquo;avenir, \u00e0 l&rsquo;ennui parfois pesant des jours o\u00f9 l&rsquo;on ne peut pas faire ce que l&rsquo;on voudrait. Le divertissement devient une forme d&rsquo;\u00e9quilibre et parfois m\u00eame de survie int\u00e9rieure. R\u00e9sister \u00e0 la sensation de ne plus \u00eatre que malade. 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Rejouer, m\u00eame quelques minutes, me permettrait de retrouver ce rapport apaisant \u00e0 la musique que j&rsquo;avais laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9&#8230;retrouver ce geste familier, ces notes qui apaisent, ce plaisir simple de jouer quelques notes pour soi. J&rsquo;aimerais aussi reprendre le violoncelle, un instrument que j&rsquo;aime profond\u00e9ment. Mais ce n&rsquo;est plus possible. Les douleurs articulaires et musculaires sont devenues trop envahissantes pour cet instrument exigeant. Ce renoncement m&rsquo;a co\u00fbt\u00e9. Il a fallu l&rsquo;accepter. Et dans ce deuil-l\u00e0, j&rsquo;ai aussi appris \u00e0 chercher la musique ailleurs, autrement. \u00ab\u00a0Recycler\u00a0\u00bb les \u00e9motions pour mieux tenir Il y a aussi, dans ce chemin, une n\u00e9cessit\u00e9 plus intime, presque silencieuse : celle de \u00ab\u00a0recycler\u00a0\u00bb les \u00e9motions. Dans ma profession, d\u00e9fendre les malades, leurs proches, porter les larmes et les douleurs de tant d&rsquo;histoires humaines laisse des traces. Cela demande beaucoup de ressources, que la maladie a parfois bien entam\u00e9es. Alors ces moments cr\u00e9atifs sont devenus plus qu&rsquo;un refuge : ils sont devenus vitaux. Ce sont mes sas de d\u00e9compression, mes exutoires. Ils me permettent de ne pas laisser s&rsquo;accumuler en silence tout ce qui me traverse. Cr\u00e9er, lire, \u00e9crire, m\u00eame cuisiner, sont devenus mes propres espaces de recyclage \u00e9motionnel, mes fa\u00e7ons de continuer \u00e0 tenir debout et d&rsquo;accompagner les autres sans me perdre moi-m\u00eame. Ce n&rsquo;est pas du temps perdu Ces activit\u00e9s ne sont pas des rem\u00e8des miracles. Elles ne gu\u00e9rissent pas. Mais elles font partie de l&rsquo;\u00e9quilibre fragile qui me permet de continuer \u00e0 avancer, \u00e0 tenir, \u00e0 me sentir vivante. Je n&rsquo;aurais jamais pris ce temps avant d&rsquo;\u00eatre malade. Je croyais toujours que j&rsquo;avais mieux \u00e0 faire. Aujourd&rsquo;hui, je sais que ce temps-l\u00e0 est pr\u00e9cieux, qu&rsquo;il n&rsquo;est ni perdu ni accessoire. Quand la maladie vous oblige \u00e0 ralentir, elle vous offre aussi la possibilit\u00e9 de faire autrement. D&rsquo;accorder de la valeur \u00e0 ce qui, auparavant, passait au second plan. Un message d&rsquo;espoir Et si j&rsquo;en parle ici, ce n&rsquo;est pas pour faire l&rsquo;\u00e9loge du loisir, mais pour dire \u00e0 ceux et celles qui traversent la maladie qu&rsquo;ils peuvent se donner LA permission. La permission, sans culpabilit\u00e9, de s&rsquo;\u00e9vader, de cr\u00e9er, de se distraire, m\u00eame sans but, m\u00eame sans performance. Parce que ce n&rsquo;est pas du temps perdu. C&rsquo;est du temps pour soi et donc pour les autres. Quand on ne peut plus courir apr\u00e8s le temps, on apprend parfois \u00e0 en faire quelque chose de beau. \u2728 Activit\u00e9s apaisantes \u00e0 red\u00e9couvrir \ud83d\udc49 Quelques suggestions pour se reconnecter \u00e0 soi-m\u00eame malgr\u00e9 la maladie : La cuisine cr\u00e9ative\u2192 Pr\u00e9parer des plats simples mais r\u00e9confortants, se laisser guider par l&rsquo;intuition plut\u00f4t que par des recettes complexes. Le dessin ou la peinture intuitive\u2192 Sans objectif de r\u00e9sultat, simplement pour le plaisir des couleurs et du geste. L&rsquo;\u00e9criture libre\u2192 Journal intime, po\u00e9sie, ou simplement noter ses pens\u00e9es pour les accueillir et les transformer. La lecture immersive\u2192 Romans, essais, biographies&#8230; voyager par les mots quand le corps ne peut plus se d\u00e9placer. 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