Depuis 2014, le lĂ©gislateur a posĂ© le principe « silence vaut acceptation Â» dans de nombreux domaines. Il trouvait notamment Ă  s’appliquer pour les demandes d’agrĂ©ment des sociĂ©tĂ©s d’exercice libĂ©ral (SEL) des auxiliaires mĂ©dicaux. Cependant, l’article R. 4381-11 du code de santĂ© publique posant le principe de la notification par LRAR de la dĂ©cision d’agrĂ©ment, Ă©tait toujours en vigueur. Par cet article, le silence gardĂ© par le directeur gĂ©nĂ©ral de l’ARS valait rejet de l’agrĂ©ment.

Comment alors devait ĂŞtre entendu le silence gardĂ© par le directeur gĂ©nĂ©ral de l’ARS ?

Dans les suites de la loi de santé du 24 juillet 2019, un décret n° 2019-854 du 20 août 2019 portant diverses mesures de simplification dans les domaines de la santé et des affaires sociales a été pris. L’une de ses mesures vise à mettre à jour le code de santé publique en matière d’agrément des SEL.

En effet, ce dĂ©cret abroge l’article R. 4381-11 du code de santĂ© publique, et donc le principe de la notification obligatoire de l’agrĂ©ment. DorĂ©navant, il est pleinement fait application du principe « silence vaut acceptation Â». Ainsi, si le directeur gĂ©nĂ©ral de l’ARS ne notifie pas son refus exprès dans un dĂ©lai de 3 mois, la demande d’agrĂ©ment doit ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme accordĂ©e.

Pour rappel, le rejet ne peut intervenir que de manière explicite. Il doit être motivé et être précédé d’une procédure contradictoire puisque le directeur général de l’ARS doit inviter les intéressés à présenter ses observations.

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