La Cour de cassation, dans un arrĂŞt du 26 octobre 2022, rappelle l’obligation qui incombe au mĂ©decin remplaçant de tenir le dossier mĂ©dical.  

En l’espèce, une patiente s’est vue pratiquer sur son visage un peeling par une dermatologue, qui Ă©tait remplaçante du dermatologue habituel. Suite Ă  cet acte, la patiente a prĂ©sentĂ© des sensations de brĂ»lure et des lĂ©sions. C’est pourquoi elle a assignĂ© la dermatologue en responsabilitĂ© et indemnisation.  

Le 27 janvier 2012, un jugement a rejetĂ© sa demande en l’absence de preuve de faute de la praticienne. La requĂ©rante a sollicitĂ© en rĂ©fĂ©rĂ© le 13 octobre 2015 la remise sous astreinte de son dossier mĂ©dical et la condamnation du cabinet de dermatologie.  

La Cour d’appel de Paris, le 14 novembre 2019, a Ă©cartĂ© la faute du mĂ©decin du fait que la dermatologue avait consignĂ© « dans le dossier mĂ©dical principal tenu par le dermatologue remplacĂ© et dans une lettre Ă©tablie par lui le 8 dĂ©cembre 2006, relatant l’historique du suivi mĂ©dical ainsi que les ordonnances Ă©tablies et reconstituant ainsi l’intĂ©gralitĂ© du parcours thĂ©rapeutique de la patiente ». La cour d’appel a par ailleurs relevĂ© que celle-ci « avait eu communication de l’ensemble de ces documents ».   

La Cour de cassation rejette le pourvoi. 

Source : Cass. Civ. 1e, n°21.20-335 

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